D O U X ,
L E S M O T S D O U X . . .
Larmor Baden
Octobre 2011
Pétales de toi
Demain matin à la ronde
La nuit sera féconde
Il ouvre encore les lèvres
pour demander que ce voyage ne finisse pas.
J'ai le temps de lui annoncer qu'il va finir,
comme tous les voyages,
Avant de renverser ma tête en arrière,
dans l'eau profonde...
feu
ici
cernant
l'éveil
des lendemains
latents
éventuels
La femme des longues patiences
Se met lentement au monde
La femme des longues patiences
Se donne lentement le jour...
Ce qui me rassure en mon attente,
C'est que j'ai reçu son hommage,
Et quand souffle la brise douce,
Volontiers,
Je tourne vers là-bas mon visage...
A deux mains,
elle releva la soie craquante
et le linon qui la doublait,
découvrant un ventre doré,
des cuisses et des genoux polis
et un noir triangle clos...
Il est des parfums frais
Comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois,
Verts comme les prairies,
Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.
La lumière du jour
Et les tréfonds de la nuit
Se mêlent si bien
Dans sa chevelure dorée..
Et le soleil est au zénith
En contemplant son Orée...
Le vin dans les feuillages
Fait éclater les beaux yeux
Et battre les coeurs joyeux
A l'étroit sous les corsages...
Comme j'aime faire le puzzle
que je suis
pelotonné contre toi !
Et toi, celui que tu es,
contre moi...
...même si on l'a fait des dizaines
et des dizaines de fois...
La courbe de tes yeux
Fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur...
... Et si je ne sais plus
Tout ce que j'ai vécu,
C'est que tes yeux
Ne m'ont pas toujours vu...
Assise sur la terrasse de sa demeure,
elle attend son fiancé...
Que la nuit a été longue...
Le vent du matin effeuille les glycines.
Elle regarde ces gouttes d'aube
qui tombent sur ses bras
et elle soupire...
N'écris pas ces mots doux
Que je n'ose plus lire.
Il semble
Que ta voix les répand sur mon coeur,
Que je les vois brûler à travers ton sourire.
Il semble
Qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
N'écris pas !
Un désert sans méharée.
Seule.
Le sable crisse un
" Je t'aime "
évaporé.
J'ai aimé cent femmes.
Je n'ai jamais dit deux fois
Le même mensonge...
Maîtresse,
Embrasse-moi, baise-moi, serre-moi,
Haleine contre haleine...
Echauffe-moi la vie !
Mille et mille baisers,
donne-moi, je te prie !
Amour veut tout sans nombre,
Amour n'a point de loi...
Les chevaux de la cascade
L'écheveau de nos jours...
Ma main sur ta joue,
Trois îles, la Désirade...
Agile et noble
avec sa jambe de statue...
Moi, je buvais,
crispé comme un extravagant,
dans son oeil,
ciel livide où germe l'ouragan,
la douceur qui fascine et le plaisir qui tue...
Un si délicat bouquet...
J'habitais
Rue des oiseaux.
J'ai reçu l'amour en cage...
Elle
ne pensait pas au lendemain,
alors que
Lui,
gravait sur le tronc d'un vieux chêne,
un coeur refermant
leurs
initiales entrelacées...
Forme abstraite du coeur,
Langage des cartes à jouer,
Des graffiti...
De deux coeurs,
La main d'une femme
Et la main d'un homme
Sortent et s'étreignent...
Voici les auteurs de ces lignes,
mais dans le désordre.
C'est exprès.
Guiot de Dijon
Andrée Chédid
Leonard Cohen
Pierre de Ronsard
Anne Desclos
Valdy
Charles Baudelaire
Rima d'Oran
Geert De Kockere
Maria Lova
Paul Eluard
Raymond Jean
P. Estrella-Paz
Paul Marie Verlaine
Marceline Desbordes-Valmore
Poétesse chinoise d'autrefois
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